Henri Rivière s’expose au musée de Saint-Brieuc

Premières vacances 2012, soleil (et oui ! on est les seuls en France depuis deux semaines  à le retrouver quotidiennement, de quoi faire mentir les préjugés ! ) et … peinture ! La grande exposition  Bretagne-Japon 2012 se poursuit dans douze musées bretons. En ce moment, Saint-Brieuc accueille  pour plusieurs mois le peintre Henri Rivière. A ne pas rater lors de votre séjour ici.

Quelques pistes pour mieux découvrir ou retrouver ce peintre qui, amoureux de la Bretagne, a presque le premier tracé des lignes et contrastes nouveaux, un petit air japonais ! Depuis, des peintres eux chinois et japonais, se sont exercés sur les paysages bretons pour un résultat magnifique aussi. On y reviendra plus tard. En attendant, amis visiteurs, poussez jusqu’à Saint-Brieuc, 100 km de côtes et de petites villes à caractère. Vous y êtes. La ville elle-même vaut bien le détour.

La découverte de l’art japonais fut décisive pour Henri Rivière. À partir de 1889, il se penche sur les techniques des graveurs japonais et produit quarante bois gravés (la série des « Paysages bretons ») entre 1890 et 1894. Après cette date, il adopte la lithographie comme expression privilégiée de son art. Il semble y avoir été sensibilisé par son ami Signac qui en a fait l’expérience en 1888, démontrant les potentialités chromatiques de cette technique. Si son premier essai de lithographie chez Eugène Verneau, alors installé rue de la Folie Méricourt, remonte à 1889, c’est surtout après 1897 que Rivière se lance dans la production de séries de lithographies. La première d’entre elles est celle des « Aspects de la nature », qui comprend 14 planches de douze couleurs chacune, éditée entre 1897 et 1899. Cette série sera complétée  en 1908 par 4 nouvelles planches.

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Henri Rivière vit ses premières années à Paris au 135, rue de Montmartre. Chassée par la guerre de 1870, la famille se réfugie à Ax-les-Thermes, en Ariège, chez son oncle : c’est la révélation de la nature. A la fin de la guerre, Henri retourne à Paris et à la mort du père commencent des jours difficiles. A l’époque, Henri est voisin et copain de Paul Signac (1863-1935)  et il se passionne pour la lecture et la peinture. Mais l’économique s’impose, ce sera l’école de commerce qu’il fuira pour dessiner … Un an et demi  d’’apprentissage avec le « maître de Montmartre » Emile Bin,  puis en 1884, vacances en Bretagne.  Le jeune Henri Rivière tombera sous le charme entre autre de Saint-Briac … A Paris, entraîné par Paul Signac, Rivière va bientôt pénétrer dans le monde de l’avant-garde artistique. Il fréquente le cabaret du Chat Noir, ouvert récemment par Rodolphe Salis (1852-1897), devient secrétaire de rédaction du journal Le Chat Noir, hebdomadaire réunissant des poèmes, des articles divers et surtout des illustrations réalisées par les habitués. En peinture, son style reste encore sage, sous l’influence de Gustave Doré (1832-1883), essais à l’eau forte puis gravure avec en 1888 des fonds de couleurs. Début du succès, mariage, c’est le début du bonheur. En 1895, Rivière et sa femme achètent une maison en Bretagne, à Loguivy, ils  y passeront tous leurs étés. C’est aussi la période de découverte de l’art japonais. En 1911, il intègre une association organisée autour de Degas : « Le Cénacle ». Tadamasa Hayashi rencontré en 1889, collectionneur d’art français, acquiert des Corot, des Degas et quelques oeuvres de Rivière, dont une commande de quatre décorations murales pour sa maison de Tokyo, intitulées Les quatre saisons. Partiellement rémunéré en objets d’art japonais, Rivière choisit librement des objets et se constitue ainsi la plus belle partie de sa collection.Cela correspond  à la fin de sa période bretonne. En 1912, premier et unique voyage à l’étranger, en Italie.En 1917, Rivière quitte la gravure pour l’aquarelle. En 1921, le musée des Arts Décoratifs propose à Rivière d’exposer ses aquarelles (151 aquarelles, 28 bois et 30 eaux-fortes). Il arrêtera là sa carrière sur une critique très élogieuse. Après 50 ans de vie commune, sa femme décède, l’année suivante, âgé de quatre-vingts ans, Rivière  entreprend la rédaction de « Les détours du chemin – Souvenirs, notes et croquis -1945-1947 ».  Rivière meurt le 24 août 1951, à Sucy en Brie. Galerie Louis Rançon  Cette galerie a souvent des oeuvres de Rivière à vendre… Galerie Louis Rançon – 12 rue de la visitation -35000 Renneshttp://www.galerie-rancon.com

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