Les musiques savantes comme baromètre du siècle

Musicien éclectique et surprenant, mais aussi musicologue, enseignant ou conférencier, Guillaume Kosmicki n’est pas toujours là où on l’attend. Sous le nom de Tournesol, il joue de la musique électronique live depuis 1996 en solo ou au sein du collectif Öko System, dans lequel il est guitariste, violoniste et chanteur. Mais il est aussi violoniste classique dans l’Orchestre de chambre de Vannes. Une double casquette qui lui a donné matière à comparer et analyser  : il passe aisément de la musique électronique et du rap, à l’opéra et les musiques classiques et baroques pour toujours les mettre en lien avec la société à laquelle elles appartiennent. La musique est-elle le reflet sonore et technique de l’époque ?  Après s’être fait remarquer grâce à « Musiques électroniques » et, surtout, « Free Party, une histoire, des histoires », Guillaume Kosmicki nous invite à revivre l’histoire et rebondit sur une sélection pertinente d’œuvres – de Debussy à Cage, de Stravinsky à Schaeffer.A l’occasion de la parution du premier tome de son « Musiques savantes, de Debussy au mur de Berlin (1882-1962) », il sera samedi 3 novembre, à 18 h, au café-librairie Caplan pour une conférence qui  promet d’être passionnante, exemples sonores et vidéo à l’appui. Quelques éclairages sur le personnage et ses recherches partagées.

Après des études de musicologie à l’université d’Aix-en-Provence, il s’est installé en Bretagne où il est chargé de cours. On commence à le connaître à Vannes,  Pontivy, Lorient, Concarneau, Saint-Renan, Saint-Brieuc ! Sans abandonner pour autant les universités de Metz et de Provence, l’enseignant-conférencier anime régulièrement des stages de formation professionnelle dans les conservatoires, dont la musique assistée par ordinateur. En effet, si Guillaume Kosmicki a été en France un des premiers spécialistes en musiques électroniques à partir de 1995, il ne s’y est pas cantonné, ouvrant ses recherches vers d’autres voies, classique, opéra ou musique savante. Prochain rendez-vous dans le Trégor,  le 12 décembre à Morlaix pour un atelier « Musique baroque »

Musiques savantes du XXe siècle: à mettre dans toutes les mains  Savantes ? Différentes des musiques dites populaires en cela qu’elles s’écrivent, elles sont souvent à l’origine de la plupart des grands bouleversements esthétiques du XXe siècle. Comment en parler dans une époque où l’on fait fait aisément l’amalgame entre savoir et élitisme?  « La musique du XXe siècle se caractérise par une diversité stylistique sans précédent. Cette dernière est favorisée par la mondialisation galopante, la révolution de l’enregistrement et les crises majeures que traverse l’humanité, qui remettent totalement en question notre vision du monde. Les musiques savantes vont embrasser un champ de recherche très étendu, empruntant une multitude de chemins entre des voies extrêmes. Au fil de la présentation d’œuvres emblématiques choisies dans ce répertoire immense, et à l’aide d’introductions historiques traitant des événements du siècle, des compositeurs remarquables, des courants majeurs et des écoles, cet ouvrage offre une approche synthétique des recherches musicales tous azimuts de la première moitié du siècle, jusqu’aux portes des années soixante. Surtout, il présente un regard pertinent sur la manière dont l’histoire des hommes agit directement sur les compositions et comment, en retour, les œuvres en offrent une relecture passionnante au travers du prisme musical. Loin de présenter une somme exhaustive, souvent décourageante, il propose une porte d’entrée à tous les amateurs curieux de musique mais encore timides vis-à-vis de ce monde musical singulier, en leur ouvrant de nombreuses pistes pour aller plus loin. Un second volume présentera la suite du parcours, des années soixante à nos jours, en s’interrogeant aussi sur les horizons possibles.De Debussy à Boulez, de Stravinski à Stockhausen, de Bartók à Messiaen en passant  par Milhaud, Varèse, Copland, Britten, Bernstein, Schaeffer, Henry, Cage et tant d’autres… » 

Contre-culture  « Cette utopie collective n’est pas morte, les yeux brillent encore »  Ils ne voulaient pas d’argent. Ni transiger avec les autorités. Ni écouter de la musique insipide produite au kilomètre. Ils voulaient l’improvisation et la folie, l’enthousiasme et le plein air. Leurs fêtes étaient libres, rebelles et illégales, sans règles imposées. Retour sur l’explosion d’une contre-culture, avec Guillaume Kosmicki, auteur de « Free Party. Une histoire, des histoires ».

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