Trop bó Miró à Landernó, et c’est fini !

ensemble84.jpglightDébut novembre, peu de marcheurs s’aventurent sur les sentiers côtiers. Pourtant cette saison, même venteuse, a son charme : ciel et mer prennent des coloris uniques, la côte est rousse et violette. Et depuis que la Fondation Leclerc a ouvert ses portes à Landerneau, l’Ouest a quelque chose de nouveau ! A chacune de ses expositions, elle rapproche l’Hexagone du Finistère. Et il y a toujours un retardataire qui  ne veut pas louper l’exposition, un amateur d’art qui fait des kilomètres en quelques jours, posant ses bagages chez nous. Cette année, l’invité de P11.jpglight.jpgbisl’automne était Joan Miró, l‘arlequin artificier. Ses couleurs, ce bleu, ce jaune cerné de noir, affiches, tout un parcours de vie artistique que le public n’a pas souvent l’occasion de voir dans son ensemble.  70 000 personnes ont pris la route pour rencontrer le Catalan. L‘Escale aussi par une belle journée lumineuse que l’on partage ici avec ceux qui n’ont pu s’y rendre. Comme si vous y étiez…

Miro a touché à tout, les céramiques sont loin de démériter !

Miro a touché à tout, les céramiques sont loin de démériter !

On le dit sans cesse, l’œuvre de Miró ouvre à l’enfance éternelle ! Son art en est l’écho et les dessins de nos enfants sont des Miró ! Plaisir de tous les sens, des couleurs qui vont du sang au jaune d’œuf , des objets sculptures  qui amusent à tout âge, mais aussi des affiches, des textiles et tapisseries moins connus du grand public, des pièces rares… Un univers ludique et explosif a envahi  l’espace lumineux des Capucins pendant de longues semaines !

Ce sont 480 tableaux et sculptures qui ont composé cette première exposition de l’artiste catalan dans le grand ouest de la France, un bel hommage à Joan Miró à l’occasion du 120e anniversaire de sa naissance. Construite autour d’œuvres provenant de la fondation Maeght (Saint-Paul de Vence, Alpes-Maritimes), l’exposition s’est organisée autour du travail de l’artiste à partir de 1930 jusqu’à 1983, époque où il a entretenu  avec la famille Maeght une relation privilégiée. En majorité, l’espace accueillait des ensembles provenant de leur fondation : sculptures, peintures, gouaches, dessins, éditions, tapisseries, mais 1livreCollage1PicMonkey Collage.jpglightégalement des œuvres privées. Pour illustrer significativement l’ensemble de la période , d’autres prêts ont complété les différentes étapes du parcours : le  Centre Georges Pompidou, Bibliothèque nationale de France, collections particulières, descendants et proches de l’artiste. Cette exposition a porté sur la deuxième période de la carrière de Joan Miró, quand celui-ci, tout en restant fidèle à la peinture, aborde de nouvelles expressions artistiques et développe une oeuvre exceptionnelle, inventive et singulière. Pour cette exposition, un livret pédagogique et ludique a   accompagné la visite des plus jeunes :  ils ont pu mettre les mains aux crayons pour « affronter » l’excellence de l’oeuvre de cet artiste prodigieux de curiosité, d’habileté et de métissage, avec « quelques armes communes ».

J’ai aimé ces aquatintes douces et rêveuses,P1000777.jpglight.jpgbis entre bord de mer, plage et voie lactée : le reflet de celui qui regarde, chaque fois différent, semble comme un rêve supplémentaire, une mobilité bien contemporaine qui aurait pu plaire au Catalan !

À l’heure des comptes, le succès de ce nouveau site a été en un an au-delà des espérances : 125 000 personnes se sont  déplacées aux Capucins. C’est Gérard Fromanger  qui avait inauguré le site en novembre dernier, suivi par Yann Kersalé .  Avec Miró, le Fonds Leclerc est entré dans une autre dimension.

Un site à visiter de toute urgence  : il présente d’autres photos et tous les petits textes de présentation de l’exposition et un joli croquis . Et tout le reste  ! Carnets de croquis  de tous pays, et maintenant de l’art postal… Beaucoup d’enthousiasme et d’entêtement talentueux  ! Notre Bigoudène étonne de jour en jour 

Maintenant, place à la BD :  baptisée « 1975-1997, la bande dessinée fait sa révolution », la prochaine exposition (du 15 décembre au 11 mai) mettra à l’honneur des auteurs de BD comme Hugo Pratt, Tardi, Bilal, Moebius, Bourgeon, Druillet, Munoz, Rochette que des revues comme « Métal Hurlant » et « À suivre » ont contribué à faire connaître.  Vous avez largement le temps  ! Mais n’oubliez pas, ici on vous attend pour avoir vos impressions… Et rien que le chemin pour se rendre à Landerneau promet encore d’autres découvertes architecturales qui mériteront bien deux journées ! A suivre…

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3 commentaires pour Trop bó Miró à Landernó, et c’est fini !

  1. bigoudene46 dit :

    oui, j’y suis allée cet été, je l’ai trouvée superbe !

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